La construction de la prison n’entraînera-t-elle pas la perte d’une zone écologique précieuse ? Comment davantage d’espaces verts seront-ils créés ?

Non, aucune zone écologique précieuse ne sera perdue. Selon le plan d’affectation, le terrain de Haren a toujours été destiné à l’industrie urbaine et/ou à des activités administratives. Pour la Région de Bruxelles-Capitale, la construction d’une prison dans cette zone a toujours été jugée acceptable.

Bien sûr, la construction de la prison fait disparaître une partie de terrain en friche, mais il s’agit en grande partie d’une ancienne décharge, ensuite envahie par la végétation. Les études de sol ont révélé une grande diversité de déchets, y compris de l’amiante. Des mesures adéquates seront donc prises durant les travaux, en concertation avec un expert en sol externe et sous la supervision du service Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Une espèce végétale protégée a été trouvée sur le terrain, à savoir 16 plants d’orchidée abeille (ou ophrys abeille). Ceux-ci ont entre-temps été déplacés avec professionnalisme à l’extérieur de la zone du chantier, entre la voie de chemin de fer et le futur emplacement du Keelbeekweg. Ce déplacement a été réalisé conformément aux recommandations du service Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale et en présence d’un spécialiste en écologie agréé.

Par ailleurs, un plan de déplacement a également été soumis à l’approbation du service Environnement, suite auquel il a notamment été vérifié si des chauves-souris et des amphibies se trouvaient sur le site, sous la supervision d’un spécialiste en écologie agréé, avant de procéder à l’élagage des arbres à haute tige (après la période de reproduction).

En 2015, les bâtiments de l’ancien site Wanson ont été démantelés et détruits. Outre l’évacuation de quelque 466 000 kg de déversement de déchets clandestins, de grands morceaux d’amiante ont également été évacués du site par des professionnels.

Les débris du site Wanson, tels que les gravats de pierre et de béton sont récupérés pour la construction de la prison.

Le complexe pénitentiaire est intégré autant que possible à l’environnement. Dans ce cadre, un maximum d’espaces verts est aménagé.